Transitions des arts , transitions esthétiques. Processus de subjectivation et des-croissances

Actes de colloque, sous la direction de Roberto Barbanti, Kostas Paparrigopoulos, Carmen Pardo Salgado, Makis Solomos (Collectif Aimee)
Paris, L’Harmattan, 2018, 276 p

 

 

 

 

Textes de : Ariadna Alsina, Jehan Aucompte, Roberto Barbanti, Jean-Sébastien Baye & Frédérick Duhautpas, Joëlle Caullier, Joanne Clavel & Isabelle Ginot, Agostino Di Scipio, Amélie Durand & Marie Willaime, Guillaume Loizillon, Lou Mallozzi, Olga Moll, Kostas Paparrigopoulos, Carmen Pardo Salgado, Claire Payement, Muriel Piqué, Matthieu Saladin, Makis Solomos, Lorraine Verner, VINCENT+FERIA.

Ces actes de colloque souhaitent accompagner certaines évolutions notables qui surviennent actuellement dans le champ des arts (musique et arts sonores, danse, arts plastiques) ainsi que dans le champ des discours théoriques sur l’art qui, récusant l’enfermement de ce dernier dans la sphère du « surplus civilisationnel », sont à l’écoute de questionnements découlant des crises écologique, économique, sociale ainsi que de la crise des représentations que nous traversons. Nous utiliserons la notion de transition – bien connue dans la sphère de l’écologie – pour aborder des évolutions, radicales ou modérées, qui ne relèvent pas des mutations ou ruptures qu’il est d’usage d’étudier dans l’art moderne. Deux enjeux traversent ces transitions. Le premier réside dans la question renouvelée du « sujet » : si ce dernier constitue l’objet classique de l’esthétique et de l’art, on peut désormais élargir le débat à l’idée de processus de subjectivation. Avec le second enjeux, le mot « transition » renvoie également à la notion de décroissance. Décroître (au sens de l’homo œconomicus) pour croître : s’il est capable de quitter le mode productiviste qu’il a intériorisé, l’art pourrait proposer un modèle tourné vers la qualité plutôt que la quantité, vers l’expérience plutôt que vers l’éphémère consumériste.