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Musidanse sur HAL : Dernières publications
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[hal-05738953] Haraka. Le silence testimonial comme objet d’écoute et moyen de création
4 septembre, par ano.nymous@ccsd.cnrs.fr.invalid (Jérémie Nicolas), Jérémie NicolasEn partant d’une installation sonore, Haraka (« mouvement » en arabe), pour un cylindre d’occlusion visuelle et de diffusion sonore, conçu et expérimenté comme l’instrument musical d’une thèse en recherche-création (ss. dir. Anne Sèdes, Paris 8), cette communication prend pour objet les silences de voix des archives orales, en vue de les penser comme un moyen d’écouter la blessure traumatique. Ces silences sont ici ceux d’anciens supplétifs algériens ayant servi la France durant la guerre d’indépendance. Entendus dans un corpus d’enquête de Grégor Mathias conservé dans la phonothèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme d’Aix-en-Provence, ils constituent à la fois un témoignage de l’irreprésentable et un potentiel audible d’une reviviscence d’un effroi initial. En focalisant l’attention sur un silence de voix il s’agit de remanier la pratique d’écoute en radicalisant non plus sa tension vers des objets acoustiques, mais vers a minima du mouvement. En l’occurrence le silence enregistré a bien une réalité acoustique, c’est un bruit de fond à spectre continu, qui dès lors que l’on en augmente excessivement l’intensité, s’apparente à un bruit blanc, disponible pour la synthèse soustractive. Le mouvement en question est celui de l’affect du ou de la témoin, qui s’entend potentiellement, c’est- à-dire indirectement, dans la dérégulation de son souffle, dans la variabilité du ton, endolori, indifférent, étrangement amusée etc., et dans les manières dont la voix s’interrompt, garde le silence ou est silenciée par une cause extérieure. Ces modalités expressives de la voix qui sonne, hésite ou carrément s’arrête, invite une écoute de ce qui n’est pas donné à entendre pour l’oreille, mais que l’empathie nous enjoint d’écouter. En mettant en lumière une variété de silences qui ne recoupent pas l’imaginaire évident du silence en situation testimoniale, il s’agit de rappeler la complexité de la mémoire traumatique. L’ultra-candidature à laquelle conduit l’exposition essentiellement sensoriel du psychisme au moment du traumatisme, qui engage une sensibilité réactivité à l’encontre de stimuli extrêmement variés, mais aussi in fine, l’amalgame des blessures auquel cela peut conduire. En reproduisant des situations interruptives qui génèrent l’attente d’une réponse qui s’exacerbe précisément parce qu’elle est refusée à l’écoute, et qui donnent à la place un moment musical, il s’agit de proposer un autre moyen de faire résonner les blessures traumatiques inscrites dans l’histoire, sans recourir ni au récit ni à la mise en évidence documentaire. -
[hal-05738913] Chœur/Cohorte. Mise en œuvre pour une surprise de l’écoute
4 septembre, par ano.nymous@ccsd.cnrs.fr.invalid (Jérémie Nicolas), Jérémie NicolasReplacé dans la lecture nietzschéenne du tragique, le musical est l’impossible écoute de l’irreprésentabilité de la musique. À partir d’une installation, la surprise est envisagée comme moyen de création, en vue de penser aux conditions de possibilité d’une interruption de la représentation. Chœur/Cohorte est l’image d’une écoute appelée à se rassembler au moment de sa métamorphose. -
[hal-05738867] Le dionysiaque : écoute, psychose et possession en étape de recherche-création
4 septembre, par ano.nymous@ccsd.cnrs.fr.invalid (Jérémie Nicolas), Jérémie NicolasLa possession met en jeu l’effacement des repères historiques et symboliques du moi, au cours de laquelle læ possédé·e perd le contact avec la réalité. Resituée dans les nosographies psychanalytiques et psychiatriques, elle s’apparente à un trouble dissociatif présentant une désintégration provisoire de l’identité au profit d’un dédoublement, et peut aller jusqu’à prendre l’allure d’un épisode psychotique bref, autrement dit la reconstruction hallucinatoire d’une réalité niée. Si d’un point de vue la folie a pu apparaître comme étant à traiter, on pense par exemple à l’appréhension médicale du cas de possession collective ayant éclaté au couvent des Ursulines d’Aix-en-Provence au début du 17e siècle, de l’autre elle est le traitement. La visée thérapeutique de la possession s’accomplit comme une délivrance des blessures passées, qui donne lieu à une forme de renaissance. Qu’il s’agisse du culte à mystère dionysiaque, du soufisme marocain, ou du tarentisme du sud de l’Italie, la transe, étudiée depuis le territoire du bassin méditerranéen, est le seuil et le sceau de la libération de l’être. Cette forme ontologique inédite, qui superpose débordement de l’affect et retrait de la voix parlée, ne peut qu’être placée dans le cœur. On n’expérimente la magie qu’à condition de croire en l’indicible. Le fondement secret de la possession se lit d’ailleurs dans l’étymologie du mustêrion grec, soit l’image d’une bouche qui se ferme. La possession est un silence, et en ce sens, essentiellement une affaire d’écoute. Plus précisément, à l’effacement du moi et du langage, quelque chose ne tarit pas de se faire entendre. Mais encore, au-delà de l’intensité vibratoire de l’affect, la sortie de soi coïncidant avec l’entrée du dieu, de l’esprit ou d’une altérité radicale, n’interdit pas toute prétention à dire je. À l’origine de la catharsis, comme de la bouffée délirante apparentée à la psychose, se trouve une crise ontologique, où l’être se libère de l’histoire et laisse être la possibilité d’une autre présence, d’une autre voix, d’une autre écoute. D’où découle l’essence de l’enseignement dionysiaque : la possibilité d’être en même temps le même et l’autre. Dans ce cadre, une étape de création, Heartmaker, pour voix, diaulos, électronique et dispositifs, tentera de mettre en œuvre les enjeux de recherche présentés. En expérimentant l’activation d’ondes stationnaires par l’excitation de consonnes fricatives à l’intérieur d’un coffrage en bois et métal, en jouant des battements fréquentiels et en portant à la limite du reconnaissable des éléments de la mémoire collective, il s’agira de rendre sensible le dédoublement, les jeux d’apparition et de disparition, ainsi que l’encombrement vibratoire propres à la psychose et à la possession. -
[hal-05686372] Re-examining Electronic Plant Music : Ecologies, Agency and Instrumentation In More-Than-Human Musicking
8 juillet, par ano.nymous@ccsd.cnrs.fr.invalid (Diane Schuh), Diane SchuhThis article re-examines Electronic Plant Music (EPM) as a critical site for interrogating what it means to construct sound ecologies with more-than--human bodies. Drawing on the concept of musicking, we argue that EPM should be understood not as the revelation of plant musicality or consciousness, but as the construction of technical dispositifs that render certain physiological indices sonically perceptible. Through a historical genealogy tracing EPM from 1970s cybernetic plant imaginaries to contemporary posthumanist reactivations, we expose the continuity of galvanic sensing methods and the epistemological consequences of this technical persistence. We then present Troisième Nature, an artistic research project that re-examines EPM by hacking an EMG biosignal capture device for plant electrophysiology, distinguishing biological agency from the musical agency typically attributed to plants through sonification. Pedagogical workshops conducted with primary school students reveal how making technical mediation explicit can produce different modes of understanding distributed agency across human-plant-technology assemblages. We conclude by questioning what is plant temporality and how grasping this notion will be used as a framework for future EPM practice.
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[hal-05677332] Daniel Larrieu, du geste graphique à l’image médiatisée
2 juillet, par ano.nymous@ccsd.cnrs.fr.invalid (Mélanie Papin), Mélanie Papin[...]