Rencontres/ Encounters: Arts, écologies, transitions

Colloques internationaux / International Symposia
11-13 octobre 2018, mai 2019
Dans le cadre du projet Labex Art-H2H2 "Arts, écologies, transitions"
Responsables: Roberto Barbanti, Isabelle Ginot, Makis Solomos

(English below)

Appel à communication

Le projet Arts, écologies, transitions. Construire une référence commune (http://www.labex-arts-h2h.fr/arts-ecologies-transitions.html?lang=fr) souhaite accompagner certaines évolutions notables qui surviennent actuellement dans le champ des arts ainsi que dans le champ des discours théoriques sur l’art et qui, récusant l’enfermement de ce dernier dans la sphère du « surplus civilisationnel », sont à l’écoute de questionnements découlant des crises écologique, économique, sociale ainsi que de la crise des représentations que nous traversons. Nous proposons d’utiliser la notion de transition – bien connue dans la sphère de l’écologie politique – pour aborder des évolutions qui ne relèvent pas des mutations ou ruptures qu’il est d’usage d’étudier dans l’art moderne ou postmoderne : les « mutations » et « ruptures » sont davantage d’ordre formel, alors que les transitions dont il est question ici peuvent même aller jusqu’à redéfinir la notion d’art.

Dans le cadre de ce projet est lancé un appel à communications pour deux colloques intitulés Rencontres: Arts, écologies, transitions qui se dérouleront à Paris les 11-13 octobre 2018 et en mai 2019. Ces colloques s’intéressent à des propositions actuelles traitant de positionnements radicaux de la « transition » artistique, où le tournant écologique génère des formes, pratiques, œuvres… artistiques autres.

En ce qui concerne l’écologie au sens des questionnements environnementaux, cet appel s’intéresse aux propositions se référant à des écologies profondes, à des pratiques militantes et, plus généralement, à des écologies non instrumentales. Adoptant une perspective guattarienne, il souhaite mettre également l’accent sur d’autres types d’écologie dans le domaine esthétique. Il sera ainsi question d’écologies politique, sociale (incluant les perspectives post-coloniales ou les questionnements sur le genre), mentale, du milieu technique… – au même titre que d’écologie environnementale – pour désigner les diverses modalités avec lesquelles l’art d’aujourd’hui redéfinit les processus de subjectivation ainsi que l’émergence de collectifs, questionne les affects ou la relation au corps, s’interroge sur la notion d’auteur… En particulier, l’appel s’intéresse à des propositions mettant en œuvre la conjonction de toutes les « écologies » possibles – se réclamant d’une approche écosophique. Il concerne enfin des regards diachroniques qui peuvent montrer l’émergence historique des problématiques de la transition. Tenant compte de l’année où aura lieu le premier colloque qui marque, en France, le cinquantenaire des révoltes des années 1960, les problématiques actuelles pourront être pensées au regard de questionnements artistiques historiques les ayant amorcées et préfigurées.

Les propositions de communication pourront émaner de théoriciens ou d’artistes. Seront également accueillies des propositions de collectifs formels ou informels ou encore des propositions esthétiques émergeant au contact de luttes environnementales, sociales, politiques…[1]. Les formats de présentation pourront réunir théoriciens et praticiens, des présentations de collectifs… – d’une manière générale, on pourra proposer des formats peu ordinaires.

Thématiques (non exhaustives) :

  • Interrogations sur les expressions artistiques qui explorent la relation au milieu ainsi que les contiguïtés avec les expériences de la vie quotidienne ou encore les actions citoyennes : performances en situation et interagissant avec l’environnement (en ville, dans les jardins ou forêts…), promenades, réalisations associant des performers handicapés, pratiques artistiques auprès de publics inédits, expériences de deep listening, pratiques écosomatiques questionnant les corps individuels et sociaux dans leur relation aux normes.…
  • Questionnements sur les modes de production de l’art : sur les formes de subventionnement autres que publics ou privés, sur les Communs, sur les formes diverses de décroissance et de do it yourself, sur les pratiques alternatives des technologies…
  • Expériences esthétiques de nature, questionnements esthétiques liés aux crises climatiques, à la question d’une éthique animale et végétale, au dépassement de l’anthropocentrisme…
  • Pratiques artivistes de toutes sortes, liées aux questions environnementales, sociales, politiques, technologiques, à des lanceurs d’alertes, des formes de militantisme…
  • Graines de 68 : analyse des contributions d’artistes de la modernité ou post-modernité déjà historiques au regard des problématiques actuelles de la transition.
  • Écosophies de l’art et démarches esthético-éthiques.

Les propositions peuvent concerner tous les arts et médias (musique et arts sonores, arts plastiques, visuels et appliqués, danse, cinéma, théâtre, photo, arts multimédias, cirque, arts de la rue, architecture, littérature, poésie sonore…) ainsi que toutes les formes de production (art institutionnel, art indépendant, art populaire, art associatif, art social, art médiatique…).

Elles devront être envoyées au plus tard le 15 juin 2018 à Roberto.Barbanti@univ-paris8.fr, isabelleginot@individus-en-mouvements.com, Makis.Solomos@univ-paris8.fr. Elles comprendront : a) un abstract (4 000 caractères maximum) ; b) une notice sur le parcours individuel et/ou collectif des personnes présentant la proposition.

Langues officielles : français et anglais.

Le colloque sera accompagné d’événements artistiques.

Comité scientifique/organisateur : Roberto Barbanti, Joanne Clavel, Agostino Di Scipio, Isabelle Ginot, Guillaume Loizillon, Kostas Paparrigopoulos, Carmen Pardo Salgado, Julie Perrin, Cécile Sorin, Matthieu Saladin, Makis Solomos, Lorraine Verner

 

Call for papers

The project Arts, ecologies, transitions. Building a common reference (http://www.labex-arts-h2h.fr/arts-ecologies-transitions.html?lang=fr) wishes to accompany certain notable developments in the field of the arts as well as theoretical discourse on art and which, rejecting the confinement of art to the realm of ‘civilizational oversupply’, are attentive to questions arising from current ecological, economic and social crises as well as the the crisis of representation we also currently experiencing. We propose to use the notion of transition – extensively explored in the field of political ecology - to address developments that fall outside of the transformations or discontinuities commonly examined in modern or postmodern art. Such ‘transformations’ and ‘discontinuities’ are rather of a formal nature, while the transitions we are referring to here go as far as redefining even the concept of art itself.

As part of this project, a call for papers is hereby launched for two symposia entitled Encounters: Arts, Ecologies, Transitions, which will take place in Paris on 11-13 October 2018 and in May 2019. These symposia will focus on current proposals dealing with radical positionings of the artistic ‘transition’, in which the ecological shift is generating new artistic forms, practices and works.

With regard to ecology in the sense of environmental questioning, proposals dealing with deep ecologies, activist practices and, more generally, non-instrumental ecologies are of interest in the framework of this call for papers. Adopting a Guattarian perspective, the intention is to shed light on other types of ecology in the aesthetic field. Thus the remit includes political, social (including post-colonial perspectives or questions on gender) and mental ecologies and those related to technical milieu ... to designate the various ways in which the today’s art redefines the processes of subjectivation and the emergence of collectives, questions affects or the relationship to the body and takes a critical look at the concept of authorship. The call for papers will be receptive to proposals implementing the conjunction of all possible "ecologies" – aligned with an ecosophical approach. Finally, it also addresses diachronic perspectives that demonstrate the historical emergence of the questions of transition. Taking into account the year in which the first symposium will be held, marking in France the fiftieth anniversary of the revolts of the 1960s, current issues may be considered in the light of historical artistic questions that triggered and prefigured them.

Proposals for papers may come from theoreticians or artists. We will also welcome proposals from formal or informal collectives or aesthetic proposals emerging from environmental, social and political struggles[1]. Presentation formats can combine theorists and practitioners or presentations from collectives. Generally speaking, out of the ordinary formats are welcomed.

Themes (not exhaustive):

  • Questions on artistic expression, exploring the relationship with the environment as well as contiguity with everyday life experiences or citizen actions: in situ performances and performances interacting with the environment (in cities, gardens or forests etc.), walks, works involving disabled performers, artistic practices with new audiences, experiences of deep listening, ecosomatic practices questioning individual and social bodies in their relationship to standards…
  • Investigations into modes of artistic production: on forms of subsidisation other than public or private, on the Commons, on the various forms of degrowth and DIY, on alternative technology practices.
  • Aesthetic experiences of nature, aesthetic questioning on climate crises, on an animal and vegetable ethics, on the overcoming of anthropocentrism etc.
  • Artivist practices of all kinds, related to environmental, social, political, technological issues, whistle-blowers, forms of activism etc.
  • Seeds of 68: analysis of the contributions of modernity or post-modernity artists of the past with regard to current questions of transition.
  • Ecosophies of art and esthetico-ethical approaches.

Proposals can involve all arts and media (music and sound art, fine art, visual and applied arts, dance, cinema, theatre, photography, multimedia, circus performance, street arts, architecture, literature, sound poetry etc.) as well as all forms of production (institutional art, independent art, popular art, social art, media art etc.).

Proposals must be sent no later than 15 June 2018 to Roberto.Barbanti@univ-paris8.fr, isabelleginot@individus-en-mouvements.com, Makis.Solomos@univ-paris8.fr. They must include: a) an abstract (4,000 characters maximum); b) a note on the background of the individual and/or collective presenting the proposal.

Official languages: French and English.

The symposium will be accompanied by artistic events.

Scientific and organisational committee: Roberto Barbanti, Joanne Clavel, Agostino Di Scipio, Isabelle Ginot, Guillaume Loizillon, Kostas Paparrigopoulos, Carmen Pardo Salgado, Julie Perrin, Cécile Sorin, Matthieu Saladin, Makis Solomos, Lorraine Verner



[1] See for example the architects’ column published in April 2018 to support new architecture projects from radical environmentalist grouping, the Zadistes of Notre-Dame des Landes.



[1] Cf. par exemple la tribune d’architectes publiée en avril 2018 pour soutenir les projets de nouvelle architecture des zadistes de Notre-Dame des Landes.